Que ce soit en médecine ou en psychologie, toutes les définitions s’accordent sur le fait qu’un traumatisme résulte, avant tout, d’un choc physique (accidents de la circulation, chute en montagne, etc.) ou émotionnel (abus sexuel, maltraitance, négligence, catastrophe naturelle, etc.). Ce choc peut s’avérer si violent que l’intéressé ne s’y attendant pas pourrait en avoir les séquelles à court ou à long terme.

Les différents types de traumatismes

On distingue généralement deux grands types de traumatismes : les traumatismes physiques et les traumatismes psychiques ou les psychotraumatismes.

Les traumatismes physiques

Ce sont l’ensemble des troubles physiques et des lésions d’un organe ou d’une partie du corps, provoqué accidentellement par un agent extérieur (traumatisme crânien, par exemple). Les contusions, les ecchymoses, les hématomes, ou encore les plaies sont autant de lésions pouvant résulter d’un traumatisme physique. Le traumatisme physique blesse le corps, mais il peut aussi léser le mental comme le traumatisme psychique.

Les traumatismes psychologiques, psychiques ou psychotraumatismes

On désigne par traumatisme psychique, l’ensemble des troubles psychologiques provoqués accidentellement par une émotion violente et qui influe sur la personnalité du sujet. Les causes possibles sont variées et vont d’une simple humiliation ou d’une agression verbale à la perte d’un proche, un viol ou un abus sexuel. Ses manifestations dépendent de la personnalité du sujet et de la portée émotionnelle de l’événement en cause. Elles varient donc d’un cas à un autre.

Quels en sont les symptômes ?

L’une des choses primordiales à faire pour surmonter un choc psychologique est de prendre conscience qu’on en a un. Comment savoir si l’on a un traumatisme ? Quelques symptômes d’un trouble de stress post-traumatiques sont :

  • Nausées ;
  • Troubles du comportement ;
  • Palpitation cardiaque ;
  • L’insomnie :
  • Cauchemars ;
  • Souvenirs envahissants (flashbacks) de l’événement traumatisant généralement déclenché par un stimulus particulier : photo, musique, lieux ;
  • Anxiété chronique ;
  • État de confusion et de stupeur ;
  • Etc.

Comment s’en sortir ?

Beaucoup de personnes sont sujettes à un événement traumatisant à un certain moment de leur existence. Certaines s’en sortent vite toutes seules sans avoir recours aux services d’un spécialiste. D’autres, par contre, ont du mal à trouver leur fil d’Ariane dans ce labyrinthe. Elles développent un ou plusieurs des symptômes susmentionnés et cela devient un véritable problème lorsque les symptômes persistent pendant plus d’un mois. Dans ce dernier cas, une prise en charge urgente du patient s’avère indispensable pour surmonter ce choc émotionnel.

Le premier traitement envisageable dans ces cas-là est la psychothérapie. Il fait appel à des techniques comme l’hypnose ou la narcoanalyse. En cas d’échec ou par manque de résultats suffisants, on pourrait envisager un traitement médicamenteux à base d’antidépresseurs et d’anxiolytiques. La relaxation et la prise de sédatif léger sont également efficaces.

Autres recommandations

  • Faire encadrer le patient par un personnel de confiance ;
  • Éviter à tout prix l’isolement ;
  • Informer, si possible, le patient des réactions possibles, c’est-à-dire faire de la psychoéducation ;
  • Offrir une grande disposition d’écoute ;
  • Utiliser la technique d’exposition qui consiste à exposer le patient aux stimuli anxiogènes pour diminuer la réponse anxieuse qui y est associée.